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Chroniques Manga & Manhwa

DAEMON SLAYERS - ONE-SHOT

Après le volume 1


SYNOPSIS

Un terrible fléau s'est abattu sur le monde des humains. D'innombrables créatures maléfiques sorties de nulle part débarquent sur terre pour asseoir leur domination sur les Hommes. La situation semble compromise pour ces derniers. Pourtant, grâce à l'aide divine, il existe des personnes capables d'endiguer cette montée en puissance. Dotées de capacités physiques hors normes, elles sont capables d'utiliser les ténèbres à leur compte et ainsi vaincre leurs terribles ennemis. On les appelle les Daemon Slayers. Michaël Lajiness fait partie de ce groupe de chasseurs. Un jour, il est blessé assez gravement au cours d'un combat, ce qui lui vaut d'être soigné par une doctoresse qui attire bien des convoitises...

AVIS

Tout d'abord, quelques infos. Akumagari est un manga divisé en plusieurs parties. La première est ce one-shot présentement chroniqué (Daemon Slayers, titre français), suivie d'une autre en 6 volumes (Kanyoku no Seitenshi hen), puis d'une série en 7 tomes (Jakumetsu no Seishôkan hen) et enfin – du moins pour le moment – d'un épisode spécial paru en 2009 (Akumagari Gaiden). À noter que cette saga a débuté chez Enix pour finalement migrer vers Mag Garden. Autant le dire tout de suite, la 2e série était considérée, à juste titre, comme étant un clone de Berserk à l'époque de sa sortie au Japon, ce qui n'arrange en rien l'a priori qu'on peut avoir sur son auteur, Seiuchiroh Todono. Mais qu'en est-il du one-shot, Daemon Slayers ?

Bon, pas la peine de faire durer le suspense plus longtemps, ce manga est loin d'être mauvais. Ça fait mal de l'avouer, surtout quand on sait que l'auteur a "parfois" pompé des planches entières du titre de Miura. On reconnaît là aussi quelques caractéristiques graphiques de l'auteur de Berserk, mais rien de suffisamment net pour dire qu'il y a eu plagiat (même si le look du héros est assez parlant), contrairement à la 2e série où c'est plus qu'avéré, comparaisons de planches à l'appui. En même temps, la comparaison pour le one-shot s'est faite sans trop d'insistance, ça ne veut donc pas dire que le dessin de Todono soit 100 % original ici aussi. Bref ! Pour parler un peu du scénario, on peut constater qu'il est assez évasif, on sait juste que des monstres sanguinaires ont envahi la Terre, et que des chasseurs d'élite sont apparus pour les contrer. Ça donne des combats brutaux assez réussis et une histoire brodée autour de Michaël, le personnage principal, qui ne manque pas de mystère (l'apparition de son "tuteur", par exemple). Ce one-shot est aussi l'occasion de connaître un peu son passé, ainsi que d'assister à sa rencontre avec Margareth Garcia, qui deviendra par la suite un personnage clé de la série. L'intrigue se focalise également sur l'enfance de la jeune femme, ce qui donne des moments assez "mielleux", mais sans doute utiles pour appréhender le dénouement de l'affaire. Rien que du très classique, finalement, mais ça reste plutôt bien raconté. Parlons à présent de la partie qui "fâche", le dessin de Todono.

Graphiquement, comme dit plus haut, l'auteur a très largement puisé dans le style de Miura pour ce qui est des scènes d'action (trait épais, impact, etc.), un exemple flagrant p. 132, pour ceux qui douteraient encore. L'apparence de Michaël n'est évidemment pas sans rappeler Guts (cape usagée, grosse épée au dos, etc.), mais le character design général fait davantage penser à celui de Hiroaki Samura (L'Habitant de l'infini), il suffit de voir la gueule du prêtre de l'histoire pour s'en convaincre. Le cadrage est quant à lui plutôt bien conçu, mais il manque un peu de finition pour être parfaitement percutant. Malgré ces commentaires, on se doit de dire que le mangaka n'est pas dénué de talent.

Daemon Slayers est au final une "bonne" surprise. L'histoire tient la route, et on a envie d'en savoir plus sur les aventures de Michaël, dont l'ambiance et l'apparence rappellent hélas un peu trop l'univers de Berserk. Or, quand on se frotte à Guts, c'est rarement bon signe. Dommage enfin que la suite ait été abandonnée à cause de la faillite de l'éditeur français. Mais peut-être qu'un jour un autre reprendra le flambeau ? Qui sait... Ça presse pas, en tout cas.

ADAPTATION FRANÇAISE

Matériellement parlant, l'ensemble de l'ouvrage s'en sort plutôt bien, on déplore cependant le manque de contraste de l'impression des planches, dont les niveaux de gris se sont parfois un peu perdus en cours de route. La traduction s'en sort relativement bien, étrange ce choix d'avoir changé Daemon Hunters en Daemon Slayers, mais bon, après tout, pourquoi pas. En revanche, on note pas mal d'oublis de point d'interrogation et un changement de langage à un moment donné (Maggie tutoie une fois Michaël, alors qu'elle est censée le vouvoyer durant tout le manga). Les onomatopées sont pour leur part totalement retouchées, et le résultat est... affreux. Elles ne sont pas esthétiques pour un sou, le style fait très amateur. Sens de lecture japonais. Pour rappel, l'éditeur a déposé le bilan, donc vous aurez en principe du mal trouver l'ouvrage "neuf", en principe seulement.

DU MÊME AUTEUR



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RYO
11/03/2009

Fiche Technique

Titre :

Daemon Slayers - One-shot

Titre original :

Akumagari - Daemon Hunters

Auteur(s) :

Seiuchiroh Todono

Éditeur :

Kabuto

Nombre de volumes :

En France :

1 (fin)

Au Japon :

1 (fin)

Prix indicatif :

6,95 €

Type d'ouvrage :

Manga

Titre couverture

Édition française (1)
Édition originale (1)
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fondEn bref

Dessin : 14/20

Bon rendu. Ça a du bon de "s'inspirer" des autres.

Scénario : 13/20

Des chasseurs venus sauver la race humaine de monstres démoniaques. De la dark fantasy classique.

Fun : 14/20

On ne s'ennuie pas, les actions arrivent aux bons moments.

Adaptation : 12/20

Onomatopées françaises ratées, entre autres choses.

Intérêt : 75 %

Un titre qui se laisse lire sans rechigner, il est même plutôt bon, dommage pour lui que sa réputation de "Berserk rip-off" l'ait précédé.

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