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Chroniques Manga & Manhwa

REIKO THE ZOMBIE SHOP

Après le volume 11


SYNOPSIS

Lycéenne à ses heures perdues, Reiko Himezono exerce surtout le métier pas banal de marchande de zombis. En d'autres termes, elle ramène momentanément "à la vie" un cadavre, notamment pour le faire parler. Une affaire macabre a ainsi pu être résolue grâce au témoignage d'une des nombreuses victimes. Reiko peut aussi grâce à ses pouvoirs infernaux invoquer ses propres zombis pour se prémunir des autres zombistes, comme ceux dirigés par Lirka, une très belle mais terrifiante jeune femme qui cherche à dominer le monde grâce à son armée de mort-vivants. Heureusement pour elle, de solides alliés viendront lui prêter main forte dans les moments les plus tragiques.

AVIS

Bien qu'il n'en est fait mention nulle part sur les 11 volumes qui constituent l'intégralité de cette série, Reiko the Zombie Shop n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler un manga tout public, bien au contraire. Le premier volume contient déjà à lui tout seul suffisamment de scènes choquantes pour que les plus sensibles des lecteurs passent leur chemin, et c'est peu de le dire. Cette petite mise en garde étant faite, voyons plus en détail ce que vaut le travail du jeune Rei Mikamoto.

Premier constat qui saute aux yeux, Mikamoto semble prendre un malin plaisir à dessiner des macchabées dans des états de démembrement avancés. Il n'hésite en effet pas à faire dans l'ultra violence, comme évoqué en préambule. Sans trop en dévoiler, on peut dire que ça change pas mal de ce qu'on a l'habitude de voir dans d'autres titres d'horreur destinés à la gent féminine car, en plus d'être visuelle, cette violence touche également un sujet assez tabou. C'est en ce point précis qu'elle peut gêner, mais également "secouer". Ceci dit, ce côté provocateur n'est présent que dans les premiers volumes, et, très vite, les victimes présentées deviennent bien plus conventionnelles. Ça n'empêche pas pourtant l'auteur de créer des scènes d'action assez spectaculaires dans l'ensemble, avec un rythme qui ne baisse quasiment jamais en intensité, chapitre après chapitre. C'est sans doute (avec les gros attributs mammaires des protagonistes) la plus grande qualité de la série. Voilà grossièrement ce qui ressort des premiers tomes. La seconde partie, si l'on peut dire, prend un tout autre chemin, puisqu'elle s'oriente davantage vers des combats de zombis à la Jojo's bizarre adventure, à savoir des bastons indirectes par "larbins" interposés. La comparaison n'est pas innocente, car Mikamoto s'inspire également de temps en temps, consciemment ou non, du style graphique d'Araki, même s'il ne fait pas preuve d'une grande constance dans ce domaine, comme on le verra un peu plus bas. Après, pour que la sauce prenne bien auprès des lecteurs, tout n'est qu'une question de dosage entre personnages charismatiques, cohérence des situations et twist de dernière minute. Il y en a d'ailleurs un beau au dénouement de cette histoire, même si la jaquette du dernier volume gâche un peu l'effet de surprise.

Pour ce qui est de la réalisation maintenant, force est de reconnaître que le résultat proposé par le mangaka est plus que variable d'un tome à l'autre. On oscille entre du bon et du très bizarre, notamment dans le tout dernier volume, où l'auteur semble s'être complètement lâché en ce qui concerne la corpulence de ses héroïnes, toutes très épaisses dans le sens premier du terme (l'évolution en ce sens a commencé avec Chikuro, c'est très flagrant si l'on compare avec sa première apparition). Dans le même genre d'idée, on constate un changement assez radical dans le character design de Reiko, à tel point qu'on a l'impression qu'il ne s'agit plus du tout du même personnage. Étrange. Côté cadrage, ça reste conventionnel et très lisible, ce qui n'est pas plus mal, surtout quand on voit la surcharge de détails qui composent certaines cases, des détails très... sanguinolents.

Après des premiers volumes qui interpellent, Reiko the Zombie Shop fait davantage dans le classique, avec beaucoup de combats entre zombis plus ou moins intéressants. C'est un peu dommage, car le potentiel de départ était là, grâce à un côté dérangeant et "mature" qui n'était pas pour déplaire. Ça reste malgré tout un manga efficace que les fans d'horreur graphique peuvent lire sans problème. Ils riront de plus de bon cœur grâce aux intermèdes comiques de l'auteur, dont certaines expériences racontées sont criantes de vérité.

ADAPTATION FRANÇAISE

La qualité matérielle est au rendez-vous, pas exceptionnelle non plus, mais les volumes sont robustes, bien reliés et disposent d'un papier d'un grammage correct. L'encrage est idéalement réparti, et rares sont les problèmes de trames loupées lors du scan. Le travail de traduction offre quelque chose d'assez naturelle à lire, même si le traducteur semble apprécier l'adverbe "nan", qu'il a employé quasiment systématiquement (même dans d'autres titres qu'il traduit) à un moment donné, alors que d'après le contexte ça ne semblait pas approprié. À noter aussi l'emploi de "zombie" pour "zombi", même si ce n'est pas une faute à proprement parler. Pas de problème de lettrage rencontré, du moins, rien de significatif. Sens de lecture conservé, de même que la plupart des onomatopées d'origine, juste traduites.

DU MÊME AUTEUR



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RYO
05/09/2009

Fiche Technique

Titre :

Reiko the Zombie Shop

Titre original :

Zombie-ya Reiko

Auteur(s) :

Rei Mikamoto

Éditeur :

Doki-Doki

Nombre de volumes :

En France :

11 (fin)

Au Japon :

11 (fin)

Prix indicatif :

6,50 €

Type d'ouvrage :

Manga

Titre couverture

Édition française (11)
Édition originale (11)
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fondEn bref

Dessin : 13/20

Assez maladroit au début, ça s'améliore cependant très vite pour finir sur quelque chose d'assez... mitigé.

Scénario : 14/20

Prétexte à des combats endiablés, la phase "survival" contre la commando d'élite par exemple vaut le détour.

Fun : 16/20

Une lecture très agréable et vraiment sans prise de tête.

Adaptation : 15/20

C'est du tout bon dans l'ensemble.

Intérêt : 79 %

Pas vraiment indispensable en soi, Reiko the Zombie Shop est pourtant une lecture de qualité pour qui aime le genre (et les filles sexy). Recommandable.

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