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Test DVD

ICHI THE KILLER

Ichi est un jeune homme chétif, méprisé de tous, qui cache un grand secret. Durant sa scolarité, en plus d'avoir été un enfant martyre (ijime), il a assisté, impuissant, au viol de Tachibana, une camarade pour qui il avait une estime toute particulière. Depuis ce jour, il cherche à racheter sa lâcheté d'antan en tuant sur commande, grâce à sa maîtrise du combat et ses lames aiguisées, les "méchants" de la société. Son parcours va l'amener à faire la rencontre du redoutable Kakihara, le bras droit d'un chef de yakuza qui aurait mystérieusement disparu avec une importante somme d'argent...
IMAGE
La qualité de l'image est relativement satisfaisante, notamment en ce qui concerne le rendu global du contraste (noir profond). La compression est quant à elle plutôt bonne. Pour ce qui est des défauts, on note quelques petites poussières, mais surtout une granulation assez importante durant tout le film, on ne parle bien sûr pas des effets granuleux qui sont purement stylistiques (séquence d'introduction par exemple). L'écran manque du coup d'une brillance et d'une netteté qui auraient été appréciables. Dommage.
SON
L'édition testée propose deux pistes audio : la japonaise (2.0) et la française (5.1). Cette dernière est, sur le plan technique, de loin plus audible que sa consœur, que ce soit au niveau de l'amplitude ou du mixage sonore. En effet, dans la version originale, les voix s'entendent à peine, il faut pousser le volume très haut pour comprendre ce que disent les comédiens (ou alors brancher le casque). Côté casting, il est évident qu'il faut privilégier la VO, le jeu des acteurs est réellement plus juste et plus nuancé que chez les confrères francophones.

Remarque : selon l'éditeur, l'édition commercialisée aurait corrigé le défaut de la piste japonaise, de plus, il s'agit d'un 5.1. et non d'un 2.0. Voilà qui est dit.
SOUS-TITRES
Les sous-titres reprennent l'adaptation française du doublage, ce qui est assez regrettable. La traduction s'éloigne en effet parfois beaucoup de ce qui est dit dans la version d'origine jusqu'à aller dans des contresens vraiment flagrants (ex : quand Karen se remémore la scène du viol). On relève de plus quelques petites fautes d'orthographe assez récurrentes (accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir !). La police employée est quant à elle très lisible et le timing s'en sort bien.
INTERACTIVITÉ
Dans la version testée, les bonus ne se résument qu'à des bandes-annonces de quelques films du catalogue de l'éditeur Kubik. La version commerciale propose quant à elle un second disque rempli de bonus (environ 2h30) dont voici le listing :

- Interview de Takashi Miike
- Interview de Shinya Tsukamoto
- Interview de Tadanobu Asano
- Interview d'Alien Sun
- Livret "collector" sur Koroshiya Ichi
- Reportage vidéo exclusif sur Miike par Julien Sévéon
- Biographie de Takashi Miike
- Biographie d'Asano
- Koroshiya Ichi : Episode 0 (l'anime)

N'ayant pas vu lesdits bonus, il nous est impossible de noter cette rubrique. Même chose pour ce qui est du packaging, qui est différent pour la version commerciale.
AVIS
Ichi the killer est à l'origine un manga de 10 volumes signé Hideo Yamamoto, un mangaka connu du public français, puisque Homunculus, son œuvre en cours de parution, est disponible chez Tonkam. Le portage en film a été confié à Takashi Miike, le très controversé réalisateur à qui l'on doit entre autres Audition, Visitor Q, ou plus récemment Gozu. L'adaptation a été supervisée par Yamamoto lui-même, afin que l'esprit du manga originel se retrouve sur l'écran.

Le premier challenge pour Miike et son équipe a été de réussir à compacter en 2 heures les milliers de planches du manga, ce qui n'a sans doute pas été une mince affaire. Ainsi, pour faire une petite comparaison, on constate que le résultat du travail du cinéaste, même s'il est d'une violence tout à fait comparable à celle du manga, et aussi surprenant que ça puisse paraître, est malgré tout moins extrême que dans ce dernier (!). On évite ainsi quelques scènes d'un sadisme inouï, ce qui après tout n'est pas plus mal quand on voit le degré d'abomination déjà énorme dont jouit le film. De même, les protagonistes ne sont pas tout à fait identiques à la version papier, bien que dans la même veine. Kakihara est par exemple ici un jeune homme, alors que la série de Yamamoto le montre sous les traits d'un homme d'âge mûr. Ichi est quant à lui beaucoup moins défaitiste dans le manga, on le voit même en train de prendre confiance en lui, lors de ses phases d'entraînement. Pour en finir sur les comparaisons, notons que le final n'est également pas le même dans les deux versions, et pour cause, la bande dessinée n'était pas encore finie à l'époque où le film a été tourné. Il a donc fallu trouver un dénouement adapté, les deux supports s'en retrouvent ainsi complémentaires.

Maintenant, pour en revenir au film à proprement parler, on peut dire qu'il s'agit d'une incursion chez les fous (!). En effet, chaque personnage a une case en moins, et c'est tout de même davantage vérifié chez les deux protagonistes que sont Ichi et Kakihara. Ces deux-là étaient fait pour s'entendre puisque le premier, sous ses airs de timide, est en vérité un gros assoiffé de sang qui n'attend qu'un simple déclic pour s'enflammer. Sa psychologie complexe s'explique en partie dans le film, et ne manquera pas de susciter une certaine compassion chez le spectateur. Le cas du second individu est un plus alarmant. En effet, Kakihara, en plus d'être un sadique de première (cf. la scène de torture de Suzuki), est un masochiste ouvert, pour qui veut bien lui asséner quelques coups bien placés. À la perversité ambiante et l'extrême violence générale se mêle un certain humour, qu'on ne retrouve pas (ou moins) dans le manga, ceci dit en passant. Grâce à lui, certaines séquences seront un peu plus... "digestes".

Sur le plan technique, on note un réel effort stylistique de mise en scène avec des effets modernes (séquence d'ouverture) et l'intégration d'éléments faits par ordinateur (made in Spike, pour les connaisseurs), comme dans certains plans gore assez irréalistes (cf. le proxénète). Les musiques quant à elle rythment parfaitement le film, selon les diverses actions rencontrées. Actions très lisibles et démonstratives.

Au final, Ichi the killer est un film violent, gore, trash, qu'il n'est bien entendu pas conseillé de montrer aux plus sensibles. Néanmoins, pour son histoire tordue, ses personnages qui le sont tout autant et ses scènes d'anthologie, il mérite définitivement son statut de film culte. Les amateurs apprécieront, d'autant qu'il est proposé ici dans une édition DVD non censurée.

RYO
29/10/2006
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Fiche technique

Titre : Ichi the killer

Éditeur : Kubik Vidéo

Réalisateur : Takashi Miike

Scénario : Sakichi Satô d'après le manga de Hideo Yamamoto

Année de production :

2001

Caractéristiques techniques : DVD-9 / DVD Zone 2 / PAL

Durée : 123 min

Format vidéo : 16/9 compatible 4/3

Format écran : 1.77

Son : Dolby Digital 2.0 et 5.1

Langues : Japonais, Français

Sous-titres : Français

Casting : Nao Omori, Tadanobu Asano, Shinya Tsukamoto, Alien Sun, Susumu Terajima...

Voix de la VF : N.C.

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Titre visuel




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